Le temps de vivre
L’une vient de décéder aux USA après un long combat contre le cancer, l’autre s’est jeté à l’eau cette semaine à Paris.
Et si se jeter dans la Seine était sain ?
A première vue : « jamais de la vie on ne ferait ca » ! Lorsque l’on pense à ce fleuve , on se dit que tout un tas de gens jettent tout un tas de trucs dans cette eau. Il faut dire qu’ elle a quand même le teint verdâtre la Seine. Laper une seule gorgée de cette eau infestée nous enverrait tout droit aux urgences ou dans un service dermato qui traite des maladies de pays lointains .
Et pourtant ils étaient quelques uns à nager devant les médias dans le cadre de l’ouverture des Jeux Olympiques Paris 2024. Anne Hidalgo s’était engagée et elle l’a fait ! Suite à ce bain des milliers de commentaires ont nourri les réseaux. On a pu lire sur Insta :
Un commentaire sur les réseaux :
Indolestes (pseudo) : « c’est très impressionnant ce que les commentaires ici reflètent une aigreur et une profonde absence de joie de vivre et de joie d’être heureux pour ce que l’autre vit et expérimente, le cœur léger. Y a t il un terme pour ce genre de joie altruiste ? Laissons vivre , arrêtons de juger, bon sang, vivons et foutons nous la paix une peu ».

Également cette semaine impossible de passer à coté des hommages, images et interviews sur Shannen Doherty partie à 53 ans des suites d’un cancer généralisé. Brenda Walsh (Beverly Hills) belle, fraîche et cool, incarnait l’amie que l’on rêvait de fréquenter dans les années 90 .
Pour le presse internationale, il est unanimement inconcevable que Shannen finisse sa vie si tôt et dans ces conditions. Elle aurait du mourir un jour, de vieillesse et bien après nous.
Dans une interview qu’elle a donné ces dernières années elle dit : « je n’ai pas peur de la mort, la mort ne me fait pas peur, j’ai peur de ne pas avoir le temps de vivre ». Shannen ne redoute pas le « passage » mais plutôt le temps pour vivre volé par la maladie. A 50 ans passés, elle n’avait pas assez vécu, pas fait toutes ces choses qu’elle aurait aimé encore faire.
Ils sont rares les humains ayant eu un tel destin. Et pourtant c’est comme si elle se disait que sa vie n’avait pas commencée . Vivre, être heureuse , ça allait arriver là, prochainement et avant la fin de sa vie… Et puis non.
Et voila où je veux en venir, on a pas assez d’une vie pour apprendre à vivre. La joie de vivre c’est maintenant ! C’est se jeter dans la Seine avec Anne Hidalgo et se marrer ; se dire qu’on l’a fait. Les bienfaits pour l’âme sont inestimables.
Pour le reste une bonne douche au Septivon fera l’affaire.

